En Espagne il y a plusieurs exemples de censure musicale. Il y a longtemps, en 1970 nous trouvons le cas d'Ovidi Montllor, un chanteur valencien qui aimait s'exprimer et chanter dans sa propre langue.
Montllor est né à Alcoy en 1942 et il est mort en 1995. Il a toujours montré sa vocation artistique. Dans sa jeunesse, d'abord, il s'est dédié à l'interprétation et en 1966 il est entré dans le circuit de théâtre indépendant de Barcelone. Puis, en 1970 il a déjà commencé dans le monde de la chanson. Il composait des strophes sarcastiques contre le pouvoir dans lesquelles s'appréciait son esprit libertaire.
Ce chanteur a souffert la censure existant pendant l'époque franquiste et l'époque postérieure. Dans le période franquiste, il n'a pu enregistrer qu'un disque par an, mais dans les années suivantes qui commencent avec la transition sa situation a été encore pire et depuis 1980 il n'a pas pu lancer de nouvelles chansons parce qu'elles ont été censurées.

Source: Antoni Miró/Elperiodico.com
Un autre clair exemple de censure musicale plus récent est celui du groupe musical Sozietat Alkoholika, une bande basque créé en 1998 qui exprime son avis sur le système politique.
La suspension du concert que ce groupe avait prévu pour le 24 mars 2015 constitue une épreuve claire de la censure exerçant sur cette bande. La mairie de Madrid a décidé de suspendre la séance musicale en alléguant que ce type de musique pouvait produire des altérations de l'ordre public, affirmation manquant de validité puisque ce groupe a réalisé un total de 800 concerts tout à long de sa trajectoire professionnelle dans lesquels n'a jamais eu de désordres.

Source: El país
En Espagne, la loi 17/1997 de 4 juillet de spectacles publics et activités récréatives interdit tout cela qui fomente la violence, le racisme et la xénophobie. Cette législation laisse beaucoup d'espace à l'interprétation comme la plupart des lois.
En France, par rapport à la censure musicale, il faut faire ressortir le rôle important de la Sacem (société d'auteurs, compositeurs et éditeurs de musique). Il s'agit d'une société contrôlée par l'État français et chargée de la répartition des droits d'auteurs des oeuvres musicales, possédant le droit de censure sur les oeuvres qui ont des droits d'auteur.
En 2005 le chanteur jamaïquain Capleton n'a pas pu jouer au Zenith de Paris parce que la censure a considerée qu'une partie de ses chansons étaient homophones.
D'autre part, quatre ans plus tard, les chansons des groupes français la Rumeur, 133 et Monsieur R ont été censurées par François Grosdidier, député et membre du parlement. Cependant, le Tribunal n'a pas trouvé des preuves suffisants justifiant sa décision et le procès n'a pas abouti.
Donc, la liberté d'expression existe réellement? La liberté d'expression "contrôlée" est vraiment une liberté d'expression? Tout cela peut nous faire penser en politique, aux intérêts politiques qui "malheureusement" mouvent le monde. Ce type de chansons invitent à la réflexion, alors, ce n'est pas bien de le faire?
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