Selon un article publié par le figaro.fr., le 2 février 2015 par rapport au cas de Dominique Strauss-Kahn, ex-président du Fonde Monétaire International, accusé de proxénétisme aggravé, le président du Tribunal de Lille qui s'occupe du cas, Bernard Lemaire a affirmé que le Tribunal n'était pas le gardien de l'ordre moral, mais celui du droit et de sa bonne application.
Lemaire a déclaré que ce n'était pas nécessaire de revenir sur les détails de la vie sexuelle de l'accusé, mais évoquer les faits pour les évaluer uniquement sous l'angle de la qualification pénale de proxénétisme aggravé.
Il faut aussi faire ressortir une publication de l'expansion.l'express.fr de 1 février 2015 dans laquelle s'indique que le 79% des français estiment que Dominique Strauss aurait été meilleur président que François Holland. En fait, la plupart des français considèrent qu'il est misogyne et immoral, mais compétent.
Par contre, l'avis de la société américaine, une société avec une culture et des valeurs très différents est tout à fait opposé. Un article du New York Times, de 7 mai 2011 qui fait référence au cas Strauss-Kahn dénonce le sentiment d'impunité régnant chez les hommes de pouvoir en France.
Aux États Unis la vie privée des responsables politiques n'existe pas parce qu'elle est publique. Tel que déclare un article de la raison.publique.fr. publié le 5 février 2012, ce n'est pas possible d'établir une séparation entre vie publique et vie privée.
C'est intéressant remarquer que le sujet de protection de la vie privée des politiciens en France est essentiel. Cependant, pour les américains telle défense n'est pas nécessaire puisque la vie personnelle des responsables politiques doit appartenir au domaine public. Donc, les frontières de la morale et l'éthique en ces deux pays par rapport à cet aspect sont complètement différents.

Source: François Lo Presti (AFP)
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